Trois jeunes filles tuées sur la route en Vendée
L'accident s'est produit samedi matin, vers 5 h, sur une route de Saint-Hilaire-de-Riez qui traverse la forêt domaniale. :
Elles circulaient à l'arrière d'un cabriolet décapoté qui a fait une sortie de route, tôt samedi matin, à Saint-Hilaire-de-Riez. Un employé municipal appelé sur les lieux a fait un malaise mortel.
Trois jeunes Vendéennes, une de 15 ans, deux de 16, ont été tuées dans une sortie de route, vers 5 h samedi matin, à Saint-Hilaire-de-Riez. Une quatrième personne est décédée à proximité du lieu de l'accident : un employé municipal, arrivé trois heures après. Il a succombé à un malaise.
Les trois lycéennes, résidant à Saint-Jean-de-Monts, auraient passé la nuit de vendredi à samedi en discothèque. En fin de soirée, elles prennent place dans un cabriolet de couleur grise. À l'avant, deux jeunes majeurs.
Éjectées du cabriolet
On sait que la voiture décapotée se dirigeait vers Saint-Jean-de-Monts, une station balnéaire de la côte distante d'environ 15 kilomètres du centre de Saint-Hilaire-de-Riez.
Le conducteur emprunte la route côtière, celle qui traverse la forêt domaniale. Soudain, à l'amorce d'un virage où la vitesse est limitée à 50 km/h, le véhicule heurte un lampadaire. Il quitte la chaussée, poursuit sa course, s'enroule autour d'un arbre et s'immobilise dans le sous-bois.
Les trois amies, passagères arrière, sont éjectées et perdent la vie. Les deux garçons, Franck, 22 ans, propriétaire du véhicule, et Antony, 20 ans, tous deux de Saint-Jean-de-Monts, sont gravement blessés. Ils ont été transportés à l'hôpital de Challans. Leurs jours ne sont pas en danger.
Afin de nettoyer les abords de l'accident, qui a mobilisé 25 pompiers, une équipe de la ville de Saint-Hilaire-de-Riez arrive sur place avec une nacelle. Vers 7 h 30, l'ingénieur Philippe Girard, adjoint au directeur des services techniques, arrive à son tour. Pris d'un malaise, il décède à quelques mètres de l'accident malgré les tentatives de réanimation.
Pour Thierry Dran, le procureur de la République des Sables d'Olonne, « l'enquête commence tout juste. Les deux témoins, dont le conducteur, n'ont pas encore été entendus. Nous avons des suspicions d'alcool, mais nous ne connaissons pas encore le taux exact. » Des techniciens de l'investigation criminelle ont effectué des prélèvements.
Cellule d'écoute
Deux des jeunes filles étaient scolarisées au lycée François-Truffaut de Challans, la troisième au lycée professionnel René-Couzinet. « On ne peut être qu'abasourdi par un tel drame. Lundi, nous prendrons les élèves en charge dans le cadre d'une cellule d'écoute », précise François Gauduel, le principal de François-Truffaut. Le même dispositif est prévu au lycée René-Couzinet.
Samedi matin, le maire de Saint-Jean-de-Monts, André Ricolleau, et son adjointe, Annie Banchereau, ont enchaîné les visites auprès des familles : « C'est la première fois en vingt ans de mairie que je suis confronté à un tel drame. C'est terrible de rencontrer tant de familles dans la peine. »